Prochain Repaire sur l’écoHabitat !
8 mai, 2012, 17:30
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°12 - Mai 2012

Bonsoir,

Pour le prochain repaire, nous aurons le plaisir de recevoir l’association Alterhabitat31 ainsi que des membres du collectif Alter Habitat Lislois.

Cerise sur le gâteau, TV Bruits sera de la partie pour filmer le débat !

Plus d’infos ici :

http://alterhabitat31.org/

http://alter-habitat-lislois.blogspot.fr/

http://tvbruits.org/

Autre info, ce repaire sera aussi l’occasion de fêter le 12ème repaire !

Nous comptons sur vous, vos questions et vos plats préférés !



CHERNOBYL DAY au cinéma de Grenade mercredi 25 avril
23 avril, 2012, 16:54
Classé dans : Actu locale,Les nious

Salut à toutes et tous,

Mercredi soir au cinéma de Grenade, une soirée pour commémorer Tchernobyl et maintenant Fukushima, dans le cadre des « chernobyl day » .

Il s’agira cette année d’une projection débat autour du film « La terre outragé ».

Plus d’infos sur http://www.chernobyl-day.org/spip.php?page=affichage-actions-pays&pays=FR et sur http://toulouse.demosphere.eu/

Rendez-vous à ceux qui peuvent mercredi 25 avril dès 20h30, début de la séance à 21h et préparez vos questions !



Le Repaire du mois d’avril s’annonce !
17 mars, 2012, 10:00
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°11 - Avril 2012

Nous parlerons pour ce repaire du mois d’avril Agriculture autour du thème : Quelle Agriculture pour nos enfants ?

Après le Grenelle de l’environnement, et le Salon de l’Agriculture 2012 qui a vu beaucoup de candidats à l’élection présidentielle venir à la rencontre du monde agricole, vers quel modèle d’agriculture allons-nous ? Pourrons-nous nourrir l’ensemble de la population de la planète ? Et surtout comment ? Nous tenterons d’aborder ces points avec des agriculteurs biologiques et conventionnels.

En présence d’un agriculteur bio et d’un agriculteur de l’agriculture conventionnelle.

Entrée gratuite, restauration sur place en auberge espagnole.

 

Le Repaire du mois d'avril s'annonce ! dans Le Repaire AFFICHE-AVRIL-MAI-A4-212x300

 



Compte rendu du Repaire N°10 : L’eau comme bien public ?
17 mars, 2012, 9:50
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°10 - Mars 2012

Création de l’association Eau Secours 31en 2001. Membres issus en partie d’ATTAC. Avec pour objectif de travailler à la mise en cause du contrat VEOLIA avec la Mairie de Toulouse.

Depuis 6 milliards d’année, il y a grosso modo la même quantité d’eau sur la planète : c’est en majorité de l’eau salée, et dans une moindre mesure de l’eau douce.

Tous les 3 ans depuis 1997 se tient le Forum Mondial de l’eau, sous l’égide du Conseil Mondial de l’Eau, où les intérêts industriels des majors de l’eau sont fortement représentés. En 2012, ce sera à Marseille. Le président est Loïc Fauchon, directeur de la Société des Eaux de Marseille.

Les associations, et ONG ont considéré la nécessité de faire un forum alternatif mondial de l’eau où les intérêts des populations seraient représentés !

En 2000, l’ONU dans le cadre des objectifs du millénaire prévoyait notamment une réduction de 50% du nombre d’habitants n’ayant pas accès à l’eau. L’eau de mauvaise qualité fait 30 000 morts par an.

Cet objectif ne sera pas atteint pour les raisons suivantes

-          Gouvernement corrompu qui ne redirigent pas les subventions mondiales vers les projets

-          Les financements du FMI/Banque Mondiale, sont accordés en contre partie d’un plan d’ajustement structurel (privatisation de l’eau par exemple)

-          Quant aux multinationales, leur objectifs c’est de rentabiliser l’investissement : elles privilégient les gros marchés (villes de 30 millions d’habitants en Chine) plutôt que les pays d’Afrique où les populations sont clairsemées (d’où investissement lourds)

 

Des films ont montré ces luttes pour l’eau comme La révolte de Cochabamba

Les luttes ont continué ailleurs : Buenos Aires, une ville d’Inde contre l’usine Coca Cola qui monopolisait les ressources en eau, au Pérou avec le projet Conga.

 

Un des objectifs récemment atteint a été de faire reconnaître l’eau comme un droit : suite à une résolution présentée par la Bolivie à l’ONU, l’eau est devenue un droit le 28 juillet 2010.

 

Certains pays d’Amérique Latine vont plus loin en inscrivant dans leur constitution l’eau comme bien commun.

 

Le cas de la France est unique au monde : ici sont nées les principales multinationales de l’eau et le système de DSP. Ailleurs, même aux Etats-Unis, la gestion reste bien souvent publique.

 

La part du privé a fortement augmenté depuis le milieu des années 1950 pour plusieurs raisons :

  • L’abandon et la lacheté des élus
  • Le durcissement des normes de l’Union Européenne qui fait que l’on s’appuie sur la technicité des sociétés privées

 

On assiste depuis le milieu des années 2000 à un mouvement inverse car

  • Le prix de l’eau n’a pas baissé
  • Les affaires et la corruption (ex : affaire Carignon)
  • Le mouvement altermondialiste qui affirme que l’eau n’est pas une marchandise

 

Renégociation des prix avec le privé

Avant 2008, la magazine Que Choisir avait analysé le taux de marges des DSP de 17 communes : Toulouse 40%, Marseille et Paris plus de 50%.

 

Des villes ont opté de renégocier les prix de l’eau tout en restant en DSP

Senlis : -58%

Le Porge (Gironde) : -50%

En moyenne : le gain est de 25%

 

Au final, la gestion de l’eau pose « simplement » la question de la démocratie. L’eau doit bénéficier d’un contrôle citoyen, d’une gestion démocratique, notamment sur les coûts…

 

 

Qualité de l’eau

Depuis octobre 2000, la Directive Cadre de l’Union Européenne détermine le bon état de l’eau d’ici 2015.

 

L’objectif ne sera sans doute pas atteint en France à cette date, car restent notamment les problèmes des captages pas aux normes et les problèmes de nitrates en Bretagne.

 

Se pose également le problème des cultures (en particulier la maïsculture)

La consommation estivale en eau est due à 79% à l’agriculture irriguée, les points sont patents en Sud-Ouest et l’utilisation de pesticides.

 

Il nous a ensuite été expliqué le fonctionnement des comités de bassins créés depuis la loi sur l’eau de 1964. A Grenade nous sommes « gérés » par le Comité de bassin Adour Garonne.

 

Au sein de ce comité, il y a

-          40% de représentants des collectivités

-          40% de représentants des usagers

-           20% de représentants de l’Etat

 

En terme démocratique, il y a une surreprésentation des agriculteurs (présents dans les collègues collectivités+usagers)

 

Une des solutions serait de pondérer la représentation en fonction de ceux qui paient

-          80% usagers

-          15% industrielles

-          4% agriculteurs

 

 

QUESTIONS/REPONSES DU DEBAT

 

Usine de désalement cf. le projet de Barcelone.

Il était initialement, prévu de transférer une partie de l’eau du Rhône vers la région de Barcelone, projet abandonné au profit d’un projet d’usine de désalement. Cependant, le désalement consomme une énergie considérable.

Le projet de transférer de l’eau du Rhône reste valable mais jusqu’au Languedoc uniquement

Des questions sont encore en suspend :

-          salinisation des sols, nappes phréatiques à Bordeaux notamment

-          la disparition des deltas

 

L’eau Bien commun de l’humanité

Cela signifie qu’il y a une maîtrise collective par la population, et que l’eau ne peut faire l’objet d’une appropriation privée (comme la monnaie d’ailleurs)

 

Question de la gestion en intercommunalité

Exemple le Grand Toulouse, 37 communes ont délégué à l’EPCI, et se sont donc dessaisies du contrôle : c’est le Grand Toulouse qui décide, pas la ville, il n’y a plus de débat.

 

Question de la gratuité

Il y a 2 choses : la part fixe et la gratuité.

La part fixe de l’abonnement (5€ par trimestre à Toulouse, voire 60€ par semestre dans certaines communes). Elle pénalise les familles modestes. Dans tous les cas, cette part est plafonnée par la loi ALEMA. Et son but est parfois de financer des installations lourdes. Eau Secours 31 demande la suppression de cette part fixe.

Pour ce qui est de la gratuité, France Liberté souhaite que 40L d’eau par personne, par jour soient gratuits. Est-ce une solution en France : cela a été mis en place dans certaines communes comme Sequestre (près d’Albi) ou à Castre. Il existe aussi la possibilité d’une tarification progressive (comme à Libourne où cela est cependant remis en cause).

 

Enfin, Lucien nous a fait part d’une exposition à l’UTOPIA de Tournefeuille avec l’association les Petits Débrouillards pour sensibiliser aux problèmes de l’eau



ATTENTION LE REPAIRE AURA LIEU MARDI 6 MARS ET NON LUNDI 5 MARS
3 mars, 2012, 14:00
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°10 - Mars 2012

ATTENTION, Exceptionnellement, le repaire sur « l’eau comme bien public » est déplacé à Mardi 6 mars au lieu du lundi initialement prévu.

Toute mes excuses pour ce changement !

A mardi donc pour ceux qui pourront

 

http://lerepairedegrenade.unblog.fr/



Compte rendu du Repaire N°9…bis…Les prochains Repaire !
7 février, 2012, 18:40
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°09 - Février 2012

Après la discussion sur la place des seniors, nous avons parlé du Repaire, des prochains thèmes et de son communication :

Thèmes à venir (et coordinateur du thème)

-          5 Mars : l’eau n’est pas une marchandise (Nicolas)

-          2 Avril : Agriculture bio / Agriculture raisonnée ? (Nicolas)

-          14 Mai (exceptionnellement 2ème lundi du mois) : Habitat regroupé et éco construction (Evelyne)

-          4 juin : un thème sur l’école (Ariane)

-          16 ou 23 juin (à définir) : Le Repaire « hors série » à la Librairie Grand Selve : sur les lieux de diffusion de la culture (Nicolas)

-          2 juillet : un thème sur la santé : le prix de la santé (Nicolas ?)

-          6 août : Thème libre, bilan et discussion sur les prochains thèmes

N’hésitez pas à faire part de vos commentaires !

A bientôt



Compte rendu du Repaire n°9 : La place des seniors dans notre société
7 février, 2012, 18:37
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°09 - Février 2012

Lundi 6 février, en dépit du froid et de la neige, 9 personnes étaient présentes pour parler de la place des personnes âgées dans notre société.

Intempéries obliges, notre intervenante prévue n’a pu venir.
C’est donc Luc, qui avait souhaité aborder ce sujet qui a pris le relai d’une main de maitre !

La solitude des personnes âgées (plus de 70 ans) sur Toulouse est importante !
Certaines de ces personnes sont signalées par la famille, un médecin, un établissement aux associations comme « les petits frères des pauvres ».

Les bénévoles de cette association vont visiter ces personnes une à deux fois par semaine.

Luc a cité l’exemple de Manuel, 96 ans, qui vivait en maison de retraite depuis…26 ans. Ses 2 visites de la semaine étaient sa nièce et Luc, en tant que bénévole.

L’approche de ces personnes et l’apprivoisement mutuelle sont parfois longs et difficiles. Bien souvent leur 1er réflexe est de dire : « je n’ai besoin de personne ». Au bout du compte, ils parlent, se racontent, et passent 2 heures autrement.

Où passer sa fin de vie ? C’est une question que nous avons abordé et qui nous a pris du temps.

La solution de la maison de retraite est « facile » car clé en main.

=>  Mais elle a un coût 2000€/mois minimum. Ce coût s’explique principalement par la présence de personnel pour accompagner, encadrer, soigner, etc…

 

Quelles sont les solutions pour accompagner le 3ème voire 4ème âge ; difficile de faire un classement des solutions !

1.       La meilleure semble de laisser la personne chez elle le plus longtemps possible : elle se sent digne, se prend en charge, décide.

2.       Accueillir chez soi ses parents ou beau parents : cette solution a fait l’objet de débat :
-          Cela semble normal d’accueillir ses parents ou beau parents
-          Mais pour certains, c’est « un métier » de s’occuper d’eux au-delà d’un certain âge. Certains ne se voient pas à faire la toilette de leurs parents…Ce à quoi il a été répondu que les parents ont bien fait la nôtre !
-          Mais, la question de la place (logement suffisamment grand et adapté), et la possibilité/l’acceptabilité de vivre avec nos anciens semblent peser lourd.

3.       Placer en maison de retraite :
-          Elle ne choisit pas d’aller en maison de retraite : la pire des solutions, souvent utilisée, c’est de placer une personne suite à un accident, à un âge avancé dans une maison de retraite : cette personne ne choisit pas d’aller en maison de retraite, et il n’est pas rare qu’elle s’écroule moralement en peu de temps après ce placement.
-          Elle choisit d’aller en maison de retraite : si elle accepte cette solution, cela se passera probablement mieux.

 

Si la personne est encore bien portante, le mieux est qu’elle reste chez elle : d’autant que pour 2000€/mois (coût d’une maison de retraite), il est possible de faire appel à une aide à domicile, des services de portage de repas, etc…

 

Récemment au cinéma un excellent film « et si on vivait tous ensemble » montre 3 couples décider de vivre ensemble, et mutualiser les services nécessaires à un certain âge : Cela apparaît comme une solution « alternative » peu commune mais intéressante. A Montreuil, il existe une structure équivalente « les babayagas », regroupant des femmes.

Lors de la discussion, il a été dit que ce n’est pas facile de se regrouper avec d’autres personnes, car il faut faire des compromis. La réponse formulée est que dans tous les cas, en maison de retraite, les compromis sont subis. En habitat collectif ils peuvent être choisis.

 

Que faire de nos anciens ? Il faudrait arrêter de voir ce débat sous le seul prisme du coût ! Les personnes âgés peuvent encore avoir une utilité sociale (exemple : relation école/maison de retraite)

Sans aller jusqu’à la solution inhumaine et ultime, qui souligne l’aveu d’échec d’une société qui ne sait plus quoi faire de ses anciens, ou plutôt qui a trouvé une façon de les utiliser et de résoudre le problème de leur existence…dans le film des années 70 « le soleil vert »

 

Jusque là nous avons parlé des personnes âgés, qui peuvent se financer des services à la personne ou une maison de retraite…Mais qu’en est-il des autres, ceux qui n’auront pas les moyens de débourser 2000€ (et plus d’ici là) par mois, en dehors de l’hospice.

=>  C’est d’ailleurs un constat fait par l’association les petits frères des pauvres qui visite maintenant les foyers Sonacotra et s’occupe des SDF.

 

L’exemple cité est celui d’une personne qui devant changer de maison, se rend compte ne pas avoir les moyens de rester dans sa ville, et est obligée d’émigrer sur un territoire rural lointain. Pierre croit y voir la résurgence d’une pratique datant du moyen âge, où les pauvres allaient s’approprier une clairière pour y installer leur loge les uns à coté des autres, « au diable vauvert ».

 

En conclusion, il a été dit que le système de la maison de retraite à 2000€/mois n’est pas viable. Il faut donc réfléchir et inventer de nouvelles solutions : habitat partagé, éco quartier…



Le Repaire du mois de Février : la place des seniors dans notre société !
30 janvier, 2012, 17:02
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°09 - Février 2012

Et, oui, au moment où l’équilibre budgétaire des retraites n’est pas assuré (ou du moins, la doxa* libérale tente-t-elle de nous le faire croire), pourquoi ne pas se poser la question de la place des seniors dans notre société…Et d’ailleurs senior c’est à partir de quand ?

« Seniors, retraités, vieux, 3ème Age…Quelle place dans notre société ? »

Nous aurons le plaisir d’accueillir un bénévol de l’association « les petits frères des pauvres » qui oeuvre dans ce domaine, ainsi qu’un représentant d’une maison de retraite (sous réserve pour ce dernier)

Nous comptons sur votre présence !

* Doxa : (en référence à Bourdieu, dont 2012 est l’année de commémoration des 10 ans de la mort) = « l’expérience première du monde est celle de la doxa, adhésion aux relations d’ordre qui sont acceptées comme allant de soi. »
Référence biblio : http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20120104.OBS8047/attention-bourdieu-revient.html

Le Repaire du mois de Février : la place des seniors dans notre société ! dans Le Repaire AFFICHE-FEV-MARS-212x300



Compte rendu du Repaire N°8 sur les Sols Violettes
18 janvier, 2012, 18:50
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°08 - janvier 2012

Voici le compte rendu de cet excellent Repaire sur les Sols Violette avec Jean-Paul Pla.

18 personnes étaient présentes.

Je vais également retranscrire les questions/réponses du débat prochainement.

 

Nous avons commencé par la diffusion de la bande annonce du documentaire « Sol-Violette, l’éclosion d’une monnaie » qui doit sortir en mars 2012 réalisé par LZV : http://leszoomsverts.fr/

 

LES ETAPES DU SOUTIEN A L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Jean Paul Pla nous a expliqué que tout part d’un projet global de la mairie de Toulouse, composée d’une équipe mélangée (socialistes, verts, communistes)

C’est une démarche tournée vers l’économie sociale et solidaire. En plusieurs étapes :
1.       Aide à la création d’entreprises solidaires
Jusque là l’argent allait vers les entreprises classiques

L’économie sociale et solidaire pose notamment une exigence : répondre aux besoins du territoire et ne pas créer des besoins inutiles. Exemple les entreprises coopératives, ou entreprise de location de toilettes sèches.

Une commission analyse si le projet est viable : si cela semble le cas, un accompagnement financé par la Mairie de Toulouse est mis en place

 

2.       Financement de l’entreprise
Si le projet va au bout de la 1ère phase, la Mairie peut se porter garante via un prêt solidaire, dont la structure est adaptée au besoin de financement et peut se moduler : le taux d’intérêt va de 0% à 2% selon le besoin (0-> 30 000€ ou plus de 60 000€)

L’objectif était d’accompagner 3 à 5 structures. Le bilan fait état de 6/7

Par ailleurs, 110 entreprises ont été créées avec en moyenne 5/6 personnes.

 

3.       Accès à la commande publique
Des clauses d’insertion ont été mises en place dans tous les marchés publics. En 2011, cela correspond à la création de 352 ETP

 

4.       Statut de SCIC
Les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif peuvent voir les collectivités entrer dans leur capital (jusqu’à 20%)

 

Après ces outils mis en service,  Jean-Paul nous a dit s’être questionné pour toucher encore plus le système capitaliste, et faire en sorte que la population se questionnent : d’où l’idée d’une monnaie complémentaire.

 

PREPARATION DU PROJET DE MONNAIE COMPLEMENTAIRE

En phase « pré-étude », 4 collèges représentant les habitants, les associations, les entreprises, et les collectivités ont été mis sur pieds.
Il a été demandé aux habitants de définir ce à quoi serait destinée cette monnaie nouvelle : l’alimentation, les transports, les loisirs (surtout demandé par les chômeurs pour leurs enfants) et l’aide aux personnes (garagiste, plombier) sont arrivés en tête des demandes.

 

Les entreprises se sont demandées comment elles allaient payer leurs impôts, si il était possible de mettre cette monnaie sur un compte. Il faut en effet savoir qu’un des principes de cette monnaie : est qu’elle n’est pas capitalisable et perd de sa valeur si elle n’a pas été remise dans le circuit au bout de 3 mois.

Une seule banque a accepté de travailler sur le projet, le Crédit Coopératif. Le Crédit Municipal de Toulouse s’est également associé au projet.

Autre problématique : l’interdiction de créer une nouvelle monnaie…Seul l’euro peut exister. MAIS, une association peut créer sa monnaie pour se membres, cela ayant été validé par la Banque de France et le Trésorier Payeur Général du Département. Jean-Paul Pla a précisé qu’il imaginait bien une association de 800 000 personnes (nombre d’habitants dans le Grand Toulouse !!)

La Mairie a mis en place un budget notamment pour appuyer les commerçants.

Les billets (de 1, 5 ou 10 sols) sont imprimés par une entreprise du Tarn et Garonne, qui a développé un brevet évitant la copie ou falsification, grâce à un procédé de capture de bulles (qui fait que chaque billet est unique)

 

Si une entreprise veut accepter les Sols Violette :

Il existe une charte qui porte sur l’entreprise, les salariés, et les relations avec le territoire.

L’entreprise candidate devra répondre à un questionnaire sur 25 points en lien avec cette charte.

Si elle obtient 10 points, elle décroche un label provisoire et sera accompagnée pour aller vers plus

Si elle obtient 15 points, elle décroche un label « définitif » de 2 ans.

 

NAISSANCE DU SOL VIOLETTE : Le 6 MAI 2011

 

Pour ouvrir le Sol Violette à des publics n’ayant pas l’habitude d’aller faire leur course dans des entreprises de l’économie sociale et solidaire,  tous les mois, 100 chômeurs reçoivent 30 sols violettes.

 

1ER BILAN

Pour information, concernant l’Euro

-          Sur 100€, 5€ vont seulement dans l’économie réelle.

-          Les 95 autres € sont utilisés pour la spéculation.

-          1€ circule 2,4 fois par an
Sol Violette

-          Il a déjà circulé 3 fois en moyenne en 7 mois !

-          770 personnes membres de l’association, et utilisateurs de Sols (pour un objectif de 150)

-          87 entreprises pour un objectif de 30

 

Certaines autres expériences n’ont pas fonctionné. Pourquoi

1.       Moins de personnes intéressées, et moins d’entreprise
2.       Pas de suivi avec une chef de projet impliquée
3.       Le Sol Violette a également profité d’un contexte national et international très favorable !

 

Des villes d’envergure se sont montrées intéressées

-          Lyon et Niort ont reçu l’équipe du Sol Violette de Toulouse
-          Brest et Nantes sont venues à Toulouse
-          A noter que Perpignan et le Havre, villes de droite, se sont montrées également intéressées.
-          En tout 40 communes

 

Et dans le monde

Il existe 5000 monnaies complémentaires : en Suisse, au Japon, en Bavière (8ème année d’existence, pour le Le Chiemgauer, avec 1 million d’euros gagés pour 4,5 millions d’euros d’échanges), en Argentine avec le Credito qui a permis à de nombreux Argentins de faire face à la crise en 2003.

 

Jean-Paul Pla a en conclusion émis une idée pour développer les monnaies complémentaires : bloquer l’épargne des riches !!

Chiche !



Pour 2012, le Repaire des AMG de Grenade se met aux sols violettes
28 décembre, 2011, 15:46
Classé dans : Le Repaire,Repaire n°08 - janvier 2012

Pour 2012, le Repaire des AMG de Grenade se met aux sols violettes dans Le Repaire AFFICHE-JANV-212x300

Pour bien commencer l’année 2012, le « Repaire des Amis de là-bas si j’y suis » de Grenade met les petits plats dans les grands et vous convie à venir discuter monnaie complémentaire, non-capitalisable et éthique à la Galerie Dékapé de Grenade (64 rue de la République) le lundi 9 janvier à partir de 19h30.

Après 6 mois d’existence (et 2 ans de préparation !!), nous discuterons des « sols violettes » avec un invité de marque tout trouvé : Jean Paul Pla, élu à la Mairie de Toulouse, qui est l’initiateur et le pilote de ce projet utopique (?).

Pourquoi une telle monnaie, quel public est-il visé, quel retour au bout de 6 mois d’utilisation, qu’en est-il ailleurs ?…Nous comptons sur vos questions pour nourrir ce débat.

Si vous êtes disponibles, le lundi 9 janvier prochain, n’hésitez pas à passer par Grenade, l’ambiance y est sympathique et conviviale : après une intervention de 30/40 minutes, nous ferons une pause apéritives pour profiter des plats proposés par chacun, puis le débat commencera avec vos questions !

A bientôt